Changer de braquet

Le vélo aussi à besoin d’un réseau!

On sait que les parisiens meurent et sont malades de l’invasion automoto depuis 70 ans. On sait aussi que le vélo, seul véhicule véritablement propre, n’est pas seulement non polluant. Il est aussi silencieux, bon marché, excellent pour la santé, facile d’utilisation et particulièrement adapté pour les petites distances. Or les 3/4 des déplacements dans le grand Paris font moins de 5 km. Le vélo est donc naturellement l’élément central pour retrouver Paris et en faire une ville de l’après pétrole.

C’est pourquoi nous voulons faire la Vélopole maintenant

La Vélopole, qu’est ce que c’est?

  1. C’est d’abord un réseau comme celui du métro, le Vélopolitain à réaliser dans la prochaine mandature municipales (2020-2026): 12 lignes pour permettre aux vélotafistes et aux autres de circuler rapidement et en sécurité à travers le Grand Paris. Des pistes continues bidirectionnelles sécurisées, protégées du reste de la voirie, éclairées et bien signalisées, assez larges pour que les cyclistes puissent se dépasser. La 1ère esquisse en pdf est là.
  2. Le Grand Paris, ville 30: Pour enfin apaiser l’atmosphère des grands parisiens, systématiser sur toute la métropole, les zones 30 et 20 coupant le transit (avec double sens vélo).
  3. Dans les rues de transit restante à plus de 30 : l’aménagement automatique de pistes protégées permettant la circulation dans les 2 sens: Double pistes sécurisées pour le transit.
  4. Créer un cylo-système: faciliter encore plus la vie à pied et en vélo: places de stationnement vélo pour chaque habitant, les commerces et zones d’emplois suffisamment équipées, grands garages dans les gares…
  5. Paris sans voitures: Interdire d’abord le stationnement sur le domaine public puis la circulation des véhicules polluants en aidant des personnes qui le nécessitent à la transition (professionnels, personnes fragiles…). Libérer l’ensemble de l’espace public de l’invasion motorisée en supprimant le stationnement au profit des piétons, de la végétalisation, des services…
  6. Développer le code de la ville donnant la priorité aux piétons et vélos sur les usages motorisés de l’espace public (cédez-le-passage vélo, stationnement des motos et scooters payant…).

Le Vélopolitain avance déjà

Les axes historiques, les lignes 1 et 4, ont déjà commencé dans Paris sur la rive droite (réseau REV).

Les axes naturels, le long des voies d’eaux, sont soit presque entièrement réalisés (les canaux, ligne 5) soit en fort développement (berges de la Seine, lignes 2 et 3).

Les autres lignes sont plus ou moins en pointillés, parfois obstruées par des hachoirs à vélo infranchissables.

Cette première esquisse sera bientôt complétée par une distinction entre le réalisé et les lignes à faire, à redessiner, à inventer. Faisons le Vélopolitain ensemble, (re)dessinez vos lignes sur twitter: @velopole

Une mandature pour faire la Vélopole

On a trop attendu. L’urgence climatique est là. L »urgence de la santé aussi. Il est temps de changer de braquet. Il est possible de construire le réseau en l’espace d’une année avec les outils qu’offrent la gestion des chantiers de voirie.

Les 8 mesures à réaliser d’ici septembre 2021

  1. Réaliser l’ensemble du réseau Vélopolitain par des aménagements provisoires.
  2. Passer en zone 30 sur toutes les communes et arrondissements du Grand Paris, sauf liste exhaustive de voies dérogatoires.
  3. Aménager des itinéraires sécurisés provisoires sur toutes les voies au delà de la zone 30.
  4. Créer 500 000 places de stationnement vélo.
  5. interdire le stationnement sur le domaine public des voitures et moto-scooters thermiques
  6. Rendre le stationnement moto-scooter sur l’espaces public payant (sur les places dédiées).
  7. généraliser le cédez le passage vélo multidirectionnel aux feux tricolores.

Des mesures à réaliser d’ici 2026

  • Rendre définitifs tous les aménagements provisoires de la 1ère année.
  • Réaliser 5 millions de places de stationnement vélo.
  • Interdire la circulation des véhicules thermiques.
  • Supprimer le stationnement des véhicules motorisés sur l’espaces public.